21 juin 2009
Moka (Tatiana de Rosnay)
Je vous avais déjà parlé de cet auteur qui m'avait déjà bouleversée lorsque j'avais lu Elle s'appelait Sarah... Je me suis plongée mercredi dans un autre de ces romans, publié récemment en poche, Moka, et je l'ai terminé en quelques heures.
L'histoire : Justine, traductrice, vit avec son mari britannique et ses 2 enfants à Paris. Sa vie est un jour bouleversée : son fils Malcom, adolescent, est renversé par une voiture dont le conducteur prend rapidement la fuite. L'enfant tombe dans le coma et l'automobilite reste introuvable. L'enquête piétine, malgré les quelques témoins qui ont eu le temps de relever quelques éléments de la plaque d'immatriculation, la marque et la couleur de la voiture (une Mercedes Moka - coma en verlan). Justine, soutenue d'abord par sa soeur puis par sa belle-mère, souhaite retrouver celui qui a conduit sa vie au néant. Cela ne fera que la séparer davantage de son époux qui ne comprend pas son obsession de retrouver le coupable et souhaiterait qu'elle laisse le travail à la police.
Reste que ce roman est bouleversant et que, pris par l'histoire, on en est amené à vouloir le terminer dans la journée. A conseiller pour vos vacances.
18 avril 2009
Lectures
Les vacances s'achèvent pour moi et il est temps de faire le point sur mes dernières lectures.

Un roman très bien écrit, une pure poésie, mais l'ensemble du roman, le fil de la narration, les pesonnages, l'histoire en elle-même restent décevants et ne méritent pas le Prix Nobel à mes yeux. L'histoire eût pu être bien plus intéressante si l'auteur avait prêté davantage d'intérêt aux caractères des personnages. Et ici on reste plutôt sur notre faim, façon de parler...
Autre livre décevant. Rien, ni les élèves, ni le prof ne sont attachants. On lit cette histoire décousue sans véritablement éprouver de plaisir, sans s'identifier à qui que ce soit et ce prof, même s'il exerce en ZEP comme je l'ai fait à une époque, ne mérite pas qu'on s'attarde sur son histoire. La façon dont il s'adresse à ses élèves m'a exaspérée du début à la fin.
Gardons le meilleur pour la fin. Ce livre est une pure merveille : un roman qui vous emporte de la première à la dernière page comme une vague. Mathilda est une pauvre petite fille qui, à la mort de sa maman, doit gérer toute seule une vaste station d'élevage de moutons perdue dans l'outback de l'Australie. Son père noie son chagrin et sa détresse d'après-guerre dans l'alcool, abusant d'elle. Mais elle se montre forte et réussit à ne pas vendre son domaine, magré la constante pression des voisins.
Plusieurs décennies plus tard, Jenny, la nouvelle propriétaire de Chruringa, tombe par hasard sur les journaux intimes de Mathilda et, alors qu'elle vient de perdre mari et enfant, va voir sa vie bouleversée par toutes ces confidences.
Ce roman se lit très très vite et on y prend beaucoup de plaisir.
09 février 2009
Elle s'appelait Sarah
Un livre que j'ai commencé dans le bus vendredi (15h de trajet) et qui m'a bouleversée.
L'originalité du récit tient dans le fait que l'auteur a choisi deux narrations et deux époques différentes. Dans certains chapitres, la narration est confiée à un narrateur omniscient, qui relate les tristes épidodes de la rafle du Vel d'Hiv en juillet 1942, la déportation de milliers d'enfants juifs, en se concentrant sur le drame qui frappe une petite Sarah, séparée des siens et qui voit sa vie bouleversée.
En alternance, des chapitres dont l'action se passe 60 ans plus tard, au moment où l'on s'apprête à commémorer ce triste événement. C'est une journaliste, à qui l'on a confié la rédaction d'un article sur cette commémoration, qui, confrontée à l'amnésie des Français, relate ses recherches et qui voit elle aussi sa vie bouleversée. Impossible pour elle dès lors de se séparer de cette petite Sarah qui accapare toutes ses pensées.
J'ai beaucoup aimé ce roman, que j'ai presque lu d'une traite. Et je vous le conseille, pour qu'il fasse en sorte qu'on n'oublie pas tous ces enfants déportés à Auschwitz.
12 août 2008
Une douloureuse absence (Mary McGarry Morris)
(Belton, petit bourg rural des Etats-Unis pendant la Grande Dépression américaine, période de chômage et de paupérisation de la population, fatale à des millions de foyers)
Une douloureuse absence, celle d'une mère, dépourvue de tout sentiment maternel et qui préfère quitter le domicile conjugual et ses enfants pour s'installer dans un autre état.
Des enfants, Thomas et Margaret, qui croient encore à son retour et l'aiment d'un amour incommensurable, qui sont contraints de vivre sous une tente avec leur père, obligés de subsister plus que de vivre tant la famille a des ennuis financiers, contraints de survivre quand le père est emprisonné injustement, mais, qui, par-delà toutes ces vicissitudes et malchances, vont apprendre la vie, la survie, l'entraide et l'amour fraternel face à des adultes qui ne seront pas toujours aimables et compréhensifs à leur égard.
J'ai aimé ce livre et trouvé peu de sympathie à cette mère qui abandonne ses enfants et coupe tout lien avec eux. Heureusement pour eux, c'est l'amour paternel qui va les sauver.
04 août 2008
Je reviens te chercher
Profitant de notre week-end à la mer, j'ai terminé la lecture de ce roman de Guillaume Musso, roman que j'ai beaucoup aimé.
On est toujours dans le même style de l'auteur, dans un monde mi-réel mi-fantastique. Mais l'intrigue est bien ficelée et jusqu'à la fin on s'interroge et on a envie d'achever sa lecture pour en connaître le dénouement.
L'histoire est celle d'un homme qui, quinze ans plus tôt, a disparu, plaquant toute sa vie, et qui a tout reconstruit ailleurs, partant de rien. Le voici désormais très riche, tout lui réussit ou presque. Presque parce qu'il lui manque l'essentiel : l'amour. Or l'amour, il l'a connu par le passé et tout ce passé va déterminer le déroulement d'une seule journée, celle du 31 octobre, journée qu'il va vivre et revivre.
Je ne peux pas en dire plus mais je vous conseille vivement la lecture de ce roman d'été.
« Dépêchez-vous de vivre, dépêchez-vous d’aimer. Nous croyons toujours avoir le temps, mais ce n’est pas vrai. Un jour nous prenons conscience que nous avons franchi le point de non-retour, ce moment où l’on ne peut plus revenir en arrière. Ce moment où l’on se rend compte qu’on a laissé passer sa chance… »
29 juillet 2008
Toutes ces choses qu'on ne s'est pas dites
Je viens tout juste de terminer la lecture de ce roman de Marc Levy. Un roman qui se lit bien et vite, comme tous les romans que j'ai lus du même auteur.
Julia apprend, peu de jours avant son mariage, que son père vient de mourir.
La voilà donc contrainte d'annuler ses noces pour assister aux obsèques d'un père avec lequel elle a coupé les ponts depuis 20 ans et à qui elle reproche d'avoir été absent pendant son enfance.
Mais ce père décide de réapparaître dans la vie de sa fille peu de temps après sa mort : imaginez la surprise de Julia quand elle découvre, au milieu de son salon, dans une caisse qu'on lui a livrée, la réplique de son père !
Cela va être l'occasion de passer 6 jours supplémentaires avec ce père qu'elle ne connaît pas, qui lui a gâché sa vie et auquel elle en veut, l'occasion pour les 2 protagonistes de se dire tout ce qu'ils ne se sont pas dit par le passé, de voyager à travers le monde et les souvenirs qu'ils ont ou non partagés, de s'avouer enfin des choses qu'ils se sont cachées...
Ce roman mêle réalité et fantastique et ressemble beaucoup aux premiers romans de Marc Levy. Une sorte de comédie fantastique et romantique, dont la lecture est agréable pour ces vacances ! Je regrette seulement que le dénouement soit aussi prévisible...
17 avril 2008
Les Enfants de la liberté
Je viens tout juste de terminer la lecture de ce roman de Marc Levy, tout juste sorti en livre de poche et que je vous conseille de lire si vous ne l'avez pas déjà fait.
Dans ce roman, l'auteur raconte le passé de son père et de son oncle, Raymond et Claude Levy, tout jeunes juifs-résistants, ainsi que celui de tous ces jeunes gens étrangers épris de liberté qui ont combattu pour la France. Un bel hommage...











